Les histoires qui m'inspirent

Zita FEROUX : la dame qui réconcilie les femmes aux formes généreuses et la lingerie fine

 Rubrique SÔWIANLEY 

Cette semaine première interview dans la rubrique SÔWIANLEY. Désormais, je partagerai avec vous, entre deux articles, une interview, un moment spécial avec une boss lady. SÔWIANLEY signifie femme capable, boss lady en Gouro. Pour la petite histoire le mot le plus connu qui est traduit comme boss lady en Gouro est letagonin. Mais letagonin littéralement signifie « femme garçon ». Etant convaincue que la compétence n’a pas de genre, je me suis tournée vers d’autres experts du « Gouro soutenu » pour trouver une façon plus valorisante pour les femmes de le retranscrire et j’ai eu des suggestions très intéressantes qui correspondaient plus à ma vision. C’est donc ma contribution à la traduction inclusive. Et j’ai décidé de créer une rubrique qui porterait ce nom.

Dans cette rubrique je rencontre chaque semaine une SÔWIANLEY (boss lady) qui partage avec nous son expérience en espérant que cela vous inspirera, vous donnera l’envie d’enfin vous lancer pour cette idée de business que vous avez dans le tiroir. Quelqu’un l’a fait pour moi et j’espère ne pas briser la chaîne …

Aujourd’hui nous recevons Zita Feroux … Bonjour Zita.

Qui êtes-vous ?

Je suis Zita Feroux, assistante de direction bilingue, conseillère conjugale , et depuis peu conseillère en lingerie. Je suis mariée et maman de 2 adorables enfants.

Qu’est qui vous a amené à l’entreprenariat ?

Il y a quelques années j’ai eu envie de casser les codes du secteur de la lingerie afin de prouver que toutes les femmes peuvent être belles en lingerie fine

Pourquoi casser les codes ? moi j’ai toujours cru que toutes les femmes se pensent belles en lingerie fine. Il y a-t-il eu une conversation, un fait ou autre qui vous a donné envie justement de prouver le contraire ?

Les femmes fortes me disaient casi tout le temps : non ce type de lingerie n’est pas pour moi avec les rondeurs que j’ai ou avec la poitrine affaissée par les maternités et autres.

Alors j’ai décidé tout d’abord de les emmener à s’aimer d’avantage et à assumer leur morphologie avec des lingeries qui pourraient facilement s’adapter à leurs courbes. En même temps on peut être sexy sans pour autant être vulgaire

Racontez-moi quelles étapes vous avez franchies pour en arriver où vous en êtes aujourd’hui.

Les étapes il y en a tellement… J’étais tout d’abord une petite vendeuse à temps partiel à domicile, s’en est suivi la création de la page Facebook il y a 7 ans. Et contre toute attente les femmes ont adhéré si bien que ma terrasse ne pouvait plus les contenir il fallait alors passer à l’étape de la boutique physique qui n’a pas tardé à voir le jour. De fil en aiguille nous sommes arrivées aujourd’hui à 5 boutiques dont 3 Abidjan, 1 à Daloa ,1 au Gabon et nous sommes représentées aussi en France plus précisément à Orléans.

A quoi ressemblait la première version de votre produit ? Quelle a été son évolution pour arriver au produit final ?

La première version de mon activité. Je dirais qu’elle était basique toute petite, la demande devenait grandissante alors j’ai misé sur plus grand avec même un salon privé pour les conseils afin de mettre les clientes plus à l’aise pour qu’elles se sentent comme chez elles.

Au bout de combien de temps avez-vous réussi à embaucher les premiers membres de votre équipe ?

Au bout de 6 mois quand je suis passée de ma terrasse a la boutique physique vu que j’étais salarié à temps plein, il m’a fallu embaucher une gérante et un livreur pour assurer la permanence et surtout être plus efficace.

A quoi ressemblait votre journée de travail quand vous deviez tout gérer vous-même ?

Olala on aurait dit un 24h chrono avec Jack Bauer (rires) tant je courrais partout. Il fallait combiner boulot à temps plein + business. Il fallait être debout à 4h30 pour faire les paquets des clientes à livrer, ensuite me préparer pour le boulot, une fois que j’y étais il fallait coordonner les commandes et attendre que mon petit frère passe les récupérer pour livraison, enfin ma journée de salariée pouvait démarrer. Entre deux pauses je m’arrangeais à animer ma page dans la mesure du possible. Je finissais tard le soir mais à ma descente il fallait recevoir les clientes qui avaient pris rendez vous la veille. Je n’avais vraiment pas une seconde pour moi

Quel conseil auriez-vous voulu recevoir au début de cette aventure ?

J’aurais aimé qu’on me dise au départ que lorsqu’on entreprend on ne gagne pas à tous les coups. Je l’ai appris de mes erreurs mais j’en suis sortie grandie, plus forte.

Si c’était à refaire que feriez-vous différemment ?

Si c’était a refaire je ne changerais rien comme je l’ai dit plus haut les couacs me permettent de m’améliorer

Selon vous en quoi est-ce l’égalité en droit des genres peux contribuer au développement de nos pays ?

Quand les femmes ont un accès égal aux ressources, elles sont plus à même d’être productives et de réinvestir ces ressources dans le bien être des prochaines générations.

Votre mot de la fin

C’est pour moi un honneur que vous m’ayez contacté pour votre lucarne dédiée à la Femme. J’aimerai donner comme conseil aux femmes de croire en elles et d’oser car sans risque on n’obtient rien et avec Dieu Au centre on peut dépasser ces limites.
Dieu bénisse l’activité de toutes ces braves femmes et merci à vous.

Merci Mme Feroux d’avoir accepté d’ouvrir cette série. J’espère qu’une femme trouvera ici un conseil, une astuce, un moment qui l’inspire et la pousse à sortir son projet du tiroir et à se lancer.

Si vous souhaitez suivre Zita sur Facebook c’est ici : https://m.facebook.com/profile.php?id=397292123769679&ref=content_filter

Nancy KOUAKOU BOUTIN

Diplômée de la London Metropolitan University d'Angleterre, de l'Université de Grenoble en France et de l'Université Félix Houphouet Boigny de Côte d'Ivoire. Nancy est engagée pour le développement et passionnée d'Afrique. Fortement attachée à son héritage culturel ouest africain, elle est très ouverte. La différence des autres voilà ce qui l'enrichie.

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